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Chapitre 5 : Courbes paramétrées |
\left \{ \begin{array}{rcl} x=f(t) \\ y=g(t) \end{array} \right.
Ces équations sont appelées équations paramétriques de (C). On note parfois également Si l’on veut que cette définition ait un sens, il faut que x(t) et y(t) existent simultanément. C’est pourquoi le domaine de définition D de la courbe (C) est l’intersection des domaines de définition D_x et D_y des fonctions x(t) et y(t). On a donc D = D_x ∩ D_y .
La courbe (C) n’est pas nécessairement le graphe d’une fonction ; c’est pourquoi on parle de courbe paramétrée et non pas de fonction paramétrée. On peut parfois, en éliminant le paramètre t entre les deux équations, obtenir y comme fonction de x, et ramener l’étude de la courbe à celle d’une courbe définie par une relation y = h(x). Ainsi dans le cas suivant une telle fonction existe sur [0, 2[ mais pas pour x < 0.
1. Domaine de définition : Déterminer le domaine D où la courbe est définie. Puis réduire le domaine d’étude, on on l’identifie des symétries possibles et leurs impacts sur la courbe.
2. Branches infinies et asymptotes : Déterminer, s’il y a des asymptotes verticales, des asymptotes horizontales ou obliques.
3. Dérivées et tableau de variation : Calculer x' (t), y'(t) et\frac{y'(t)}{x'(t)} et dresser le tableau de variation.
4. Points particuliers : Déterminer, s’il y en a, les points à tangente verticale, les points à tangente horizontale et les points singuliers x'(t) = 0 et y'(t) = 0. Calculer la limite de la pente de la tangente aux points singulier
5. Intersection avec les axes .
6. Représentation graphique : Dessiner la courbe en utilisant les renseignements glanés aux étapes 1 à 5. Il n’est pas interdit de calculer certains points de la courbe, afin de faire un dessin plus précis.
D = D_x ∩ D_y .
On considère toujours une courbe paramétrée donnée en coordonnées cartésiennes sur un intervalle réel I → R^2 . La première étape de son étude consiste à reduire l’intervalle d’ étude en s’appuyant sur une périodicité ou/et des symétries. Plusieurs cas sont possibles. La liste suivante n’est pas exhaustive.
– Cas òu I = R et où x(t) et y(t) sont périodiques de période T : alors pour tout t ∈ R , le point M(t + T) = M(t). D’où, étude se réduit sur un intervalle de longueur T.
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x(t) et y(t) sont paires : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) coıncide avec le point M(t). D’où, étude sur I ∩ R^+ .
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x(t) et y(t) sont impaires : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) est le symétrique du point M(t) par rapport à O. D’où, étude sur I ∩ R^+ , puis symétrie par rapport à O.
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x(t) est paire et y(t) est impaire : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) est le symétrique du point M(t) par rapport à (Ox). D’où, étude sur I ∩ R^+ puis symétrie par rapport à (Ox).
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x(t) est impaire et y(t) est paire : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) est le symétrique du point M(t) par rapport à (Oy). D’où, étude sur I ∩ R^+ puis symétrie par rapport à (Oy)
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x( − t) = y(t) et y( − t) = x(t) : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) est le symétrique du point M(t) par rapport à la droite d’équation y = x. D’où, étude sur I ∩ R^+ puis symétrie par rapport à y = x.
\lim_{t \to t_0} x(t) = \infty ou \lim_{t \to t_0} y(t) = \infty Le signe de l’ infini n a pas d’importance. On a une asymptote dans les trois cas suivants.
\lim_{t \to t_0} x(t) = a ou \lim_{t \to t_0} y(t) = \infty L’asymptote verticale est une droite qui a pour équation x = a. Si x(t)–a est positif, la courbe est à droite de l’asymptote, sinon elle est à gauche. La courbe coupe l’asymptote lorsque x(t) = a.
\lim_{t \to t_0} x(t) = \infty ou \lim_{t \to t_0} y(t) = b L’asymptote horizontale est une droite qui a pour équation y = b. Si y(t)–b est positif, la courbe est en dessus de l’asymptote, sinon elle est en dessous. La courbe coupe l’asymptote lorsque y(t) = b.
Regardons deux points voisins de la courbe : M(t_0 ) et M(t_0 + ε ). La droite passant par ces deux points tend vers la tangente à la courbe au point M(t_0 ) lorsque ε tend vers zéro. La pente de la droite passant par M(t_0 ) et M(t_0 + ε ) est :
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