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Courbes paramétrées - analyse 1


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Chapitre 5 : Courbes paramétrées



1. Définitions
Soit deux fonctions f et g définies sur le même sous-ensemble DR . Le point M(t) de coordonnées (f(t);g(t)) décrit un sous-ensemble (C) du plan lorsque t varie dans un intervalle I. Une représentation paramétrique d’une courbe (C) est un système d’équations où les coordonnées des points de la courbe sont exprimées en fonction d’un paramètre (souvent noté t, k, θ , . . . ).
\left \{ \begin{array}{rcl} x=f(t) \\ y=g(t) \end{array} \right.
Ces équations sont appelées équations paramétriques de (C). On note parfois également Si l’on veut que cette définition ait un sens, il faut que x(t) et y(t) existent simultanément. C’est pourquoi le domaine de définition D de la courbe (C) est l’intersection des domaines de définition D_x et D_y des fonctions x(t) et y(t). On a donc D = D_x ∩ D_y .
Remarques
La courbe (C) n’est pas nécessairement le graphe d’une fonction ; c’est pourquoi on parle de courbe paramétrée et non pas de fonction paramétrée. On peut parfois, en éliminant le paramètre t entre les deux équations, obtenir y comme fonction de x, et ramener l’étude de la courbe à celle d’une courbe définie par une relation y = h(x). Ainsi dans le cas suivant une telle fonction existe sur [0, 2[ mais pas pour x < 0.
Exemples de courbes paramétrées classique
Figures de Lissajous (Jules Antoine Lissajous, 1822 - 1880)
En électronique, on peut faire apparaître des figures de Lissajous sur un oscilloscope.
2. Étude d’une courbe parametré
On étudie les courbes parametrées dans le but de les tracer dans le plan. A cet effet, on collecte le maximum d information a travers une étude qui comprend en général les six étapes suivantes.
1. Domaine de définition : Déterminer le domaine D où la courbe est définie. Puis réduire le domaine d’étude, on on l’identifie des symétries possibles et leurs impacts sur la courbe.
2. Branches infinies et asymptotes : Déterminer, s’il y a des asymptotes verticales, des asymptotes horizontales ou obliques.
3. Dérivées et tableau de variation : Calculer x' (t), y'(t) et\frac{y'(t)}{x'(t)} et dresser le tableau de variation.
4. Points particuliers : Déterminer, s’il y en a, les points à tangente verticale, les points à tangente horizontale et les points singuliers x'(t) = 0 et y'(t) = 0. Calculer la limite de la pente de la tangente aux points singulier
5. Intersection avec les axes .
6. Représentation graphique : Dessiner la courbe en utilisant les renseignements glanés aux étapes 1 à 5. Il n’est pas interdit de calculer certains points de la courbe, afin de faire un dessin plus précis.
2.1. Domaine de définition :
Le domaine de définition D de la courbe (C) est l’intersection des domaines de définition D_x et D_y des fonctions x(t) et y(t). On a donc
D = D_x ∩ D_y .
On considère toujours une courbe paramétrée donnée en coordonnées cartésiennes sur un intervalle réel I → R^2 . La première étape de son étude consiste à reduire l’intervalle d’ étude en s’appuyant sur une périodicité ou/et des symétries. Plusieurs cas sont possibles. La liste suivante n’est pas exhaustive.
– Cas òu I = R et où x(t) et y(t) sont périodiques de période T : alors pour tout t ∈ R , le point M(t + T) = M(t). D’où, étude se réduit sur un intervalle de longueur T.
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x(t) et y(t) sont paires : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) coıncide avec le point M(t). D’où, étude sur I ∩ R^+ .
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x(t) et y(t) sont impaires : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) est le symétrique du point M(t) par rapport à O. D’où, étude sur I ∩ R^+ , puis symétrie par rapport à O.
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x(t) est paire et y(t) est impaire : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) est le symétrique du point M(t) par rapport à (Ox). D’où, étude sur I ∩ R^+ puis symétrie par rapport à (Ox).
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x(t) est impaire et y(t) est paire : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) est le symétrique du point M(t) par rapport à (Oy). D’où, étude sur I ∩ R^+ puis symétrie par rapport à (Oy)
– Cas où I est symétrique par rapport à 0 et où x( − t) = y(t) et y( − t) = x(t) : alors pour tout t ∈ I, le point M( − t) est le symétrique du point M(t) par rapport à la droite d’équation y = x. D’où, étude sur I ∩ R^+ puis symétrie par rapport à y = x.

2.2. Branches infinies et asymptotes
On parle d une branche infini lorsque lorsque
\lim_{t \to t_0} x(t) = \infty ou \lim_{t \to t_0} y(t) = \infty Le signe de l’ infini n a pas d’importance. On a une asymptote dans les trois cas suivants.
– Asymptote verticale : On obtient une telle asymptote lorsque x(t) tend vers une valeur finie a et y(t) tend vers une valeur infinie.
\lim_{t \to t_0} x(t) = a ou \lim_{t \to t_0} y(t) = \infty L’asymptote verticale est une droite qui a pour équation x = a. Si x(t)–a est positif, la courbe est à droite de l’asymptote, sinon elle est à gauche. La courbe coupe l’asymptote lorsque x(t) = a.
– Asymptote horizontale : Cette fois, x(t) tend vers l’infini et y(t) tend vers une valeur finie b lorsque t tend vers t_0 .
\lim_{t \to t_0} x(t) = \infty ou \lim_{t \to t_0} y(t) = b L’asymptote horizontale est une droite qui a pour équation y = b. Si y(t)–b est positif, la courbe est en dessus de l’asymptote, sinon elle est en dessous. La courbe coupe l’asymptote lorsque y(t) = b.
– Asymptote oblique : Une asymptote oblique ne peut exister que si x(t) et y(t) tendent tous deux vers l’infini lorsque t tend vers t_0 . Cette condition est nécessaire mais pas suffisante. Il faut en plus qu’il existe a et b tels que \lim_{t \to t_0} \frac{y(t)}{x(t)}= a et \lim_{t \to t_0} y(t)-ax(t) = b
2.3. Dérivées et tableau de variation :
1. Dérivées.
Les valeurs de t décrivant le domaine d’étude, on étudie, lorsque c’est possible, le signe des dérivées x'(t) et y' (t).
Regardons deux points voisins de la courbe : M(t_0 ) et M(t_0 + ε ). La droite passant par ces deux points tend vers la tangente à la courbe au point M(t_0 ) lorsque ε tend vers zéro. La pente de la droite passant par M(t_0 ) et M(t_0 + ε ) est :
la quantité \frac{dy}{dx} (t_0) donne la pente de la tangente à la courbe.
2. Tableau de variation.
Comme pour les fonctions d’une seule variable on présentera les résultats sous forme d’un tableau, qui est constitué de deux tableaux accolés, donnant les variations de x(t) et y(t). La quantité \frac{y'(t)}{x'(t)} donne la pente de la tangente à la courbe.
2.4. Points particuliers
2.5. Intersection avec les axes :
Trouver les t qui satisfont x(t) = 0 et y(t) = 0. On peut aussi voir l’intersection avec x = y et x = − y. On pourra compléter le tableau des dérivées par une ligne donnant les valeurs de y'(t) et x' (t) pour les valeurs de t figurant déjà dans ce tableau.
2.6. Représentation graphique :
Dessiner la courbe en utilisant les renseignements glanés aux étapes (2.1) à (2.5). Il n’est pas interdit de calculer certaines points de la courbe afin de faire un dessin plus précis.
3. Exemples d’études
tous les chapitres d'analyse 1
  • Chapitre 1 : les suites numériques
  • Chapitre 2 :limites et fonctions continues
  • Chapitre 3 : la dérivée d'une fonction
  • Chapitre 4 :développment limité des fonctions
  • chapitre 5 :courbes paramétriques

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  • voir aussi

  • Algèbre 1

  • Algèbre 2

  • Algèbre 3

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